Nettoyage et rénovation d’un moteur de monocycle électrique (ou gyroroue)

 
 
Cette article fait suite à un premier article traitant du :
démontage d'un moteur de monocycle électrique (ou gyroroue).

 

1. Observations

 

Après avoir ouvert mon moteur de monocycle électrique, j'étais étonné du niveau d'encrassement de celui-ci, après juste une année d'utilisation.

Ci-dessous quelques photos. (Cliquez sur les flèches pour les faire défiler).

 

Quelques questions :

  • ces moteurs ne sont-ils pas censés êtres fermés avec des joints isolants ?
  • Pourquoi les plans de joints ont-ils été en contact avec de l'eau ?
  • Le produit utilisé pour coller les aimants aurait subit une migration ?

loctite-si-5990-2

Je n'ai pas de certitudes quant à ces questions, mais je décide de me procurer un joint silicone de bonne qualité, du moins j'espère qu'il est approprié car je ne suis pas un spécialiste des matériaux, à ce stade je manque de recul et d'expérience. Cependant, d'après les spécificités des différentes fiches techniques que j'ai pu voir, ce produit (Loctite SI 5990) est destiné pour les joints des moteurs, il supporte les "hautes" températures et reste neutre sur les matériaux électriques / électroniques. Car en effet je souhaite aussi me servir du même produit, pour maintenir les connecteurs de la carte mère et certaines vis, à la façon des fabriquants.

Il est possible qu'il existe des produits mieux adaptés, et si vous en connaissez, je vous invite à en parler sur les forums.

 

2. Nettoyage

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Commencons par nettoyer tout ça. Sur les flasques, le produit mélangé à la corrosion est assez résistant, j'opte pour une roue à lamelle, montée sur une machine électrique, de type Dremel.

 

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Celle-ci s'avèrera également efficace pour nettoyer la tranche du stator.

Remarquez la différence avant / après, je vais sans doute regagner quelques watts. 😉

 

 


 

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Tout doux avec les enroulements, pas question de les agresser mécaniquement, les conducteurs sont isolés électriquement les uns des autres par un vernis, à préserver absolument.

Un petit coup de dégrippant WD40 suivi rapidement d'un bon nettoyage à la soufflette à air comprimé, s'avèrera suffisant pour eux.

 


 

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Maintenant la partie interne de la roue : j'avais déjà remarqué cet aimant qui dépassait des autres quand le stator était encore à sa place, à présent on comprend mieux pourquoi.

Celui-ci semblait uniquement se déplacer latéralement, je le remet donc à sa place avec un petit chasse goupille et un marteau.

Pour la surface des aimants, je n'insiste pas trop, juste un peu de dégrippant WD40 suivi d'un essuyage appuyé au papier d'essuyage industriel.
 

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En revanche je me sers à nouveau de la roue à lamelle, pour nettoyer les surfaces aux extrémités des aimants.

Et voilà une belle roue nettoyée.

 

3. Rénovation

 

 

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J'ai ensuite commencé par consolider l'aimant cassé en appliquant de la résine époxy(de) au niveau de ses extrémités, sachant qu'il faut prendre en compte la place que reprend les flasques une fois emboîtés. (En effet ceux-ci ont besoin de quelques milimètres sur la partie interne de la roue. Espace vital pour s'ajuster et centrer le stator, car sans jeu mécanique autour du stator, la roue ne tournerait pas).

Puis j'ai décidé tant qu'à faire d'appliquer de la résine époxy(de) sur tout le tour et des deux côtés. Considérant que peut-être (et même probablement) la matière blanche retrouvée sur les faces internes des flasques provenait de là, avant sa migration.
 

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J'applique préalablement un scotch protecteur, qui permettra de retrouver une belle délimitation, j'applique ensuite la résine puis j'enlève le scotch avant que celle-ci ne durcisse trop. Ce qui dans mon cas, se fait assez rapidement du fait de mon choix pour de la résine époxy(de) qui durcit en 5 minutes. (Il en existe à différents minutages, 15 min, 30 min etc).

 

 

 

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Et voilà, on avance ! Avec un filet de résine époxy(de) de chaque côté des aimants, ceux-ci sont théoriquement mieux maintenus et protégés sur les côtés. Il reste à espérer que plus rien ne va migrer là dedans… avant l'hiver ! 🙂

 

Mais ce n'est pas terminé, vous vous souvenez de l'état des roulements, n'est ce pas ? Il va bien falloir s'en occuper, alors RDV dans le prochain article.


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