Rénovation d’un pot d’échappement de Top80

Récemment, j’ai constaté un bruit anormal dans mon pot d’échappement, quelque chose s’était vraisemblablement détaché et bougeait à l’intérieur.

 

Après avoir retiré le coude, un coup d’œil à l’intérieur de la partie « détente » nous montre que :

  • le cône divergent n’est plus à sa place
  • la laine d’acier inoxydable déborde
  • la cloison qui sépare la partie avant (détente) de la partie arrière (silencieux), s’est visiblement détachée et détériorée.

 

 

J’ai alors confié mon pot d’échappement aux Ateliers Strasser Mettaform à Wissembourg. Ci-dessous quelques photos, cliquez sur les flèches pour les faire défiler et sur la photo pour l’agrandir.

 

 

Dans le cas de ce pot, on peut voir un cône divergent, dont la divergence commence en réalité dès le coude en acier. Quasiment pas de cône convergent puisque le premier débouche sur une cloison plutôt brutale au premier regard, mais atténuée par la poursuite des gaz vers la partie silencieuse située immédiatement derrière.

Cette partie silencieuse quant à elle, est constituée de deux tubes parallèles placés en diagonale afin d’optimiser les volumes. De plus ces tubes ne sont pas de simples tubes mais à doubles cloisons.

 

Cette expérience m’a fait prendre conscience de plusieurs choses :

  • l’importance d’avoir un pot intègre pour garder toutes les performances de son moteur
  • l’importance de l’aspect « accordé » des différents volumes
  • l’importance du silencieux et de sa cohérence, tant pour les performances que pour le traitement du bruit.
    Vider le silencieux de ses « chicanes » est sans doute une solution facile en cas d’usure, mais forcément au détriment non seulement du bruit mais aussi des performances.
  • la propreté interne confirme que les ingrédients qui constituent le mélange mentionnés sur cette page, sont réellement judicieux. En effet, les mécanos rencontrés, m’ont demandés s’il s’agissait bien d’un moteur 2T, tant ils l’ont trouvé propre.
  • L’ingéniosité atypique de ce pot, associant la partie « détente » et « silencieux » en un seul tenant, a vraiment séduit ceux qui l’ont vu démonté.

 

Mon artisan a fait un excellent travail de rénovation, consistant à ré-emmancher le cône divergent, remettre et ajouter de la laine d’acier inoxydable, reconstituer et consolider la cloison interne, ainsi que les tubes internes du silencieux. Les découpes ont été faites avec un disque spécial aluminium et les différentes parties ressoudées dans les règles de l’art. Ce pot d’échappement qui date de mai 2006 et qui vient d’être rénové en ce mois de février 2018, peut à présent poursuivre sa vie sans compromis.

     


Cet article sur wikipédia est très instructif, on peut observer sur l’image ci-dessous, la phase dépressionnaire qui va non seulement tirer les gaz brûlés, mais aussi augmenter l’aspiration de l’air frais pour le prochain cycle, tout en achevant le cycle par une onde de pression qui contribuera a alimenter la chambre de combustion.

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